|
Le mois de mars pointe ses premiers rayons de soleil que
déjà les gestionnaires de zecs sont en préparation de leur assemblée générale
annuelle. Pour certaines zecs, c’est chose du passé. Pour votre fédération,
c’est la préparation du congrès et de l’assemblée générale annuelle qui occupe
nos ressources et vos dirigeants.
Cette année, le thème du congrès sera axé sur les
réalisations de certaines zecs qui ont essayé et même réussi de nouvelles
approches dans des secteurs traditionnels des activités des zecs. Notre thème :
« Les zecs en action?, partageons nos expériences! » sera d’autant plus vivant
que ce seront des représentants de zecs qui agiront comme présentateurs de leurs
bons coups. Comme à chaque année et pour la dernière fois, je vous incite à
participer nombreux à ces activités. Certains me diront que c’est dispendieux et
que leur zec n’a pas les moyens d’être présente. À cela, je réponds que ce n’est
pas une dépense inutile, mais bien un investissement qui peut rapporter beaucoup
plus que le montant investi. En plus de l’information véhiculée par les
présentations, les échanges entre les administrateurs permettent souvent de
trouver des façons de faire qui avantagent votre zec.
Pour mon dernier message, j’aimerais partager avec vous
des réflexions que je me suis faites au cours de ces années. La première est :
ne comptons pas sur l’État pour financer nos opérations. L’heure des subventions
statutaires est révolue. Le gouvernement développera des programmes pour
soutenir des activités précises comme l’entretien des chemins, l’aménagement
faunique ou le développement touristique. Votre fédération devra négocier ces
différents besoins et démontrer les résultats attendus. La participation de
toutes les zecs sera indispensable à ces démonstrations.
La structure à trois niveaux devrait permettre un
développement harmonieux du réseau des zecs. Pour ce faire, il faut que la zec
locale soit la première à avancer. Il faut que toutes les zecs puissent, à court
terme, s’assurer de maintenir à leur emploi un permanent qui se chargera des
opérations et particulièrement de la planification de ces dernières. Les
nouveaux bénévoles n’accepteront pas de faire ce que nous avons réalisé. Autre
temps, autres mœurs. Sommes-nous prêts à sacrifier un peu d’autonomie pour
trouver de nouvelles formules de fonctionnement? Je pense à des regroupements de
services : un directeur général pour deux ou trois zecs d’une même région. Je
pense à la fusion de zecs pour former un chiffre d’affaires suffisant pour
maintenir l’emploi d’un permanent. Je pense à des conceptions d’instruments
informatiques comme le poste d’accueil virtuel (PAV). Sur le plan régional, le
défi des prochaines années sera sûrement le financement de ce palier important
pour participer activement au développement économique régional. Notre
participation aux différentes tables de concertation régionale est indispensable
si nous ne voulons pas que ce soit les autres entreprises fauniques qui décident
à notre place : c’est toujours dangereux de laisser les autres décider à notre
place. Enfin, la Fédération devra intensifier ses représentations auprès du
gouvernement en ciblant bien ses demandes. Il faut négocier des ententes
gagnant-gagnant.
En terminant, je vous exprime toute ma fierté d’avoir
côtoyé de véritables amants de la nature. Des chasseurs et des pêcheurs engagés
qui n’hésitent pas à consacrer temps et souvent argent pour maintenir une faune
dont pourront profiter les générations qui nous suivent.
Bonne saison 2012, bonne chance et MERCI!
Claude Beausoleil,
président
Mars 2012 (21/03/2012)
Pour en savoir plus, téléchargez le
document ci-joint :
PDF,
4.5 Mo*
|