Québec, le 1er septembre 2009 - La Direction générale de la protection de la
faune implante un nouvel outil de travail, le constat d'infraction
portatif. La protection de la faune rejoint ainsi les nombreux corps
policiers et d'agents de la paix québécois qui délivrent déjà des contraventions
au moyen du constat d'infraction portatif depuis plus de 15 ans.
Cette nouvelle technologie s'applique à des infractions de flagrant délit ou
ne nécessitant pas d'enquêtes complexes. Ainsi, un contrevenant pourra
dorénavant se voir signifier directement sur place un constat d'infraction qui
enclenchera immédiatement le processus judiciaire. Tout comme les autres
constats d'infraction portatifs communément appelés " tickets " signifiés en
matière pénale statutaire, le défendeur aura 30 jours pour soumettre son
plaidoyer, à l'égard de l'infraction reprochée, au Bureau des infractions et
amendes (BIA) du ministère de la Justice. Afin d'utiliser adéquatement ce
véhicule légal, près de 450 agents de protection de la faune ont été formés
spécialement à cette fin.
Les lois pour lesquelles le constat d'infraction portatif peut s'appliquer et
que font respecter les agents de protection de la faune comportent un potentiel
de 281 infractions différentes totalisant près de 2 500 constats qui peuvent
être délivrés annuellement. Ces derniers sont entre autres relatifs à la
chasse ainsi qu'à diverses infractions liées aux territoires structurés telles
les ZECS. Les infractions sur la Loi sur les pêches, qui est de compétence
fédérale, ainsi que les autres infractions constatées par les agents de
protection de la faune continueront de cheminer par la voie du Bureau des
infractions et amendes (BIA) et de la Direction des poursuites criminelles et
pénales (DPCP), pour les recommandations de poursuites.
Dans la gestion intégrée des ressources gouvernementales, le ministère de la
Justice du Québec fera également des gains importants en réduisant le temps
d'analyse alloué par ses ressources afin de traiter ces dossiers, accélérant de
près de 50 % les délais judiciaires. Selon M. Guy Nadeau, directeur général de
la protection de la faune, " la délivrance de constats d'infraction portatifs
représente une belle avancée puisqu'elle permettra un cheminement plus rapide et
réduira les délais de traitement ".
Le constat d'infraction portatif est applicable même dans les cas où l'agent
de protection de la faune doit procéder à une saisie. De plus, une seconde phase
pourrait éventuellement être intégrée au constat d'infraction portatif : on
inclurait alors des infractions majeures qui entraînent l'annulation du
certificat du chasseur.
L'implantation du constat d'infraction portatif est également bien accueillie
par les divers partenaires de la protection de la faune, notamment la Fédération
québécoise des chasseurs et pêcheurs. Son président, M. Alain Cossette, se
déclare en faveur de ce principe qu'il appuie depuis plus de 10 ans. Il
considère que cela va donner plus de temps sur le terrain aux agents et
sécuriser la clientèle qui saura exactement à quoi s'en tenir dans les
situations d'infraction.
Il s'agit donc d'une nouvelle méthodologie de travail qui s'inscrit dans les
orientations stratégiques du ministère des Ressources naturelles et de la Faune
qui veut accroître son efficience, en association avec ses divers
collaborateurs.
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Éric Santerre Responsable des relations avec les
médias Direction des communications Ministère des Ressources naturelles
et de la Faune 418 627-8609, poste 3003
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