Retour vers la page d'accueilCe qu'est une zec

Présentation
Les zones d'exploitation contrôlée, communément appelées zecs, sont des infrastructures territoriales mises en place en 1978 pour prendre la relève des clubs privés. La gestion de ces zones est confiée à des organismes sans but lucratif. Ces derniers sont gérés par des administrateurs élus par les membres de chacune des zecs. Ces organismes voient à la gestion et à la conservation de la faune sur les territoires.
 
Le succès de ce système unique au monde est assuré par 580 bénévoles composant les conseils d'administration. Ceux-ci sont avant tout des utilisateurs qui prennent en main la gestion de la faune sur le territoire dont ils ont la charge. Le mandat qu'ils administrent leur est confié par le gouvernement du Québec par le biais d'un protocole d'entente pluriannuel et renouvelable.

Au Québec, il existe présentement 63 zecs de chasse, de pêche et de plein air réparties sur l'ensemble du territoire, sauf au Nouveau-Québec. Elles couvrent près de 50 000 km2. En plus de ces entités territoriales, le gouvernement a aussi créé 21 zecs de pêche au saumon et une zec de sauvagine.

Mandat des zecs
Un organisme gestionnaire de zec accepte de gérer pour le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) une zone d'exploitation contrôlée et s'engage notamment à planifier, organiser, diriger et contrôler l'exploitation, la conservation et l'aménagement de la faune dans le respect des principes suivants :



Principes
La gestion d'une zec repose sur quatre grands objectifs :


1. La conservation de la faune
Les organismes gestionnaires doivent veiller au suivi et au contrôle de l'exploitation de la faune afin d'assurer un équilibre entre la demande des utilisateurs et l'offre faunique.

2. L'accessibilité à la ressource faunique
Les organismes doivent assurer une chance égale pour tous à l'accès du territoire et à l'utilisation récréative de la faune.

3. La participation des usagers
La participation des usagers constitue un élément essentiel du concept des zecs. Ces zones sont des entités démographiques, gérées et administrées par des usagers bénévoles.

4. L'autofinancement des opérations
L'autofinancement des opérations dans les zecs doit être assuré par les revenus provenant surtout de la vente des cartes de membres et des droits d'accès ainsi que de la vente de forfaits de chasse ou de pêche ou de forfaits combinant ces deux activités.
 
  

Activités offertes
La liste des activités offertes dans les zecs est presque infinie! En bref, on pourrait dire que toutes celles qui peuvent s'exercer en milieu naturel se retrouvent sur ces territoires, mais pas nécessairement dans toutes les zecs.
 
 
À titre d'information, voici une liste de ce que vous pourrez faire chez nous de façon autonome :
· Chasse (orignal, cerf de Virginie, ours noir, perdrix, lièvre)
· Pêche (omble de fontaine, touladi, doré, brochet, autres espèces)
· Randonnée pédestre
· Canotage
· Canot-camping
· Vélo de montagne
· Escalade
· Villégiature et location de chalets
· Camping
· Observation de la nature et de la faune
· Cueillette de petits fruits, etc.

Aussi, plusieurs lacs sont bordés de magnifiques plages tandis que les territoires regorgent de sites d'intérêts divers : chutes, formations géologiques, sites panoramiques, etc.

Pour savoir s'il vous sera possible de pratiquer une activité spécifique sur le territoire que vous désirez fréquenter, consultez le site Internet de la zec. C'est si facile! 


Pour fréquenter une zec
Une zec est un territoire accessible à tous les amateurs de plein air. Contrairement aux autres territoires fauniques, il n'est pas nécessaire de planifier le séjour longtemps à l'avance ou de prévoir des réservations. De plus, une fois sur les lieux, il est possible de se déplacer d'un lac à l'autre sans trop de contraintes. Toutefois, afin de préserver les ressources fauniques et de protéger ces territoires, l'adepte de la vie au grand air doit s'enregistrer au poste d'accueil et payer un droit d'utilisation. Ce droit contribue à l'autofinancement de la zec tandis que l'enregistrement vise à assurer la sécurité et le contrôle des usagers. 
   
Le droit d'utilisation peut prendre différentes formes. Si on ne prévoit pratiquer une activité qu'une seule journée, ce droit peut être journalier. Par contre, si l'utilisateur entend se rendre fréquemment sur les lieux, il a avantage à se procurer un forfait annuel qui peut couvrir une seule activité telle la pêche ou l'ensemble des activités permises dans une zec. Ce forfait peut être individuel ou familial. Les prix varient selon la formule retenue et peuvent être différents d'une zec à l'autre.

De plus, si l'usager désire s'engager dans les activités de l'association gestionnaire de la zec, il devra devenir membre, et ce, à un coût minime. Être membre signifie pouvoir voter aux assemblées et participer à la prise de décisions relatives aux activités de la zec. Aussi, le fait d'être membre permet de bénéficier de certains rabais pour des forfaits de pêche, de chasse, etc.

Comme son nom l'indique, une zone d'exploitation contrôlée est un territoire où la récolte des gibiers et des poissons est suivie de très près. C'est pourquoi les chasseurs et les pêcheurs doivent déclarer leurs prises. Les données ainsi recueillies permettent aux gestionnaires d'être continuellement informés du niveau de prélèvement et d'ajuster en conséquence, année après année ou au cours de la même saison, les modalités de pratique de la chasse et de la pêche. 


Tarification dans les zecs
 
LA TARIFICATION INDIQUÉE EST LE MAXIMUM EXIGIBLE POUR 2013
NB. Les prix n'incluent pas les taxes applicables.
  

Carte de membre : 30$
Droit Circulation : 10.05$

Tarifs quotidiens maximum
pêche : 25.36$
chasse au petit gibier : 25.36$
chasse à l'orignal (lorsque le tarif est offert) : 63.42$
chasse au cerf de Virginie : 42.07$

Forfaits annuels maximum  
pêche : 144.27$ 
chasse au petit gibier : 144.27$
chasse à l'orignal : 369.93$
chasse au cerf de Virginie : 240.57$
toutes activités (pêche, chasse petit et gros gibiers) 581.31$
circulation : 1 véhicule 100.20$; 2 véhicules 120.28$; 3 véhicules ou plus 133.59$


Historique
C'est le 9 mai 1885 que le gouvernement du Québec a sanctionné un acte législatif visant à faciliter la formation de clubs. Le but était d'aider le gouvernement à faire observer les lois et règlements concernant la protection du gibier et des poissons. Les buts visés par la création des clubs privés et d'un système de droits exclusifs de chasse et de pêche étaient de protéger la faune de façon économique tout en assurant un revenu additionnel au gouvernement.

À partir de 1885, le nombre de clubs privés de chasse et de pêche a augmenté graduellement pour atteindre un nombre de 615 à la fin de la deuxième Guerre Mondiale. La superficie couverte était alors de 30 000 km2. À partir de ce moment, la croissance a accéléré et, vers le milieu des années soixante, le nombre de clubs a atteint son maximum, soit près de 2200, lesquels couvraient environ 78 000 km2 du territoire québécois.

Avec l'aisance qu'a conféré le développement économique des années d'après guerre, le nombre d'amateurs de chasse et de pêche ainsi que l'intérêt pour les autres activités récréatives en milieu naturel ont augmenté considérablement. Face à la demande accrue pour le libre accès aux espaces naturels, le gouvernement s'est vu dans l'obligation de trouver une solution de rechange au système de droits exclusifs de chasse et de pêche.

À partir de 1966, il a adopté diverses mesures visant à accroître l'accessibilité au territoire faunique. C'est ainsi que plusieurs baux de droits exclusifs ont alors été annulés, de sorte que leur nombre a diminué graduellement jusqu'à atteindre près de 1200 en 1976. La superficie du territoire était de 42 000 km2. Les clubs comptaient alors 27 000 membres après avoir atteint 33 500 en 1970.

C'est en décembre 1977 que le gouvernement québécois a décidé de ne plus renouveler les baux de chasse et de pêche à des fins récréatives et de reprendre en main la gestion de la faune sur son territoire. C'était alors le début de l'Opération gestion faune qui a vu la mise en place du réseau des zones d'exploitation contrôlée à partir du printemps 1978.

Par cette décision, le Québec mettait fin à l'existence d'un système qui n'avait plus sa place dans un État moderne. Durant toutes ces années, il avait été le seul endroit au monde où des droits exclusifs de chasse et de pêche avaient été accordés sur une aussi grande superficie de terres domaniales.

Avec la création des zecs, le rôle de l'État est quelque peu modifié. Il n'est plus seul dans la gestion de la ressource puisqu'il est aidé dans sa tâche par les utilisateurs membres des associations gestionnaires.

Si l'Opération gestion faune de 1978 a mis fin aux clubs privés de chasse et de pêche, elle n'a pas modifié le statut des pourvoyeurs qui détenaient des droits exclusifs à des fins commerciales. Ce système existe toujours et plus de 200 pourvoyeurs s'en prévalent présentement.

Liste des zecs (par région administrative)
Consultez la liste des zecs par région administrative.


Les zecs en chiffres

Les zecs :
· Ce sont 40 000 membres.
· Plus d'un demi millions utilisateurs :

· qui, chaque année, pratiquent :
  432 000 jours de pêche,
  220 000 jours de chasse,
  360 000 jours d'activités récréatives autres,

· qui, chaque année, récoltent :
  1 500 000 ombles de fontaine,
  60 000 perdrix,
  6 000 lièvres,
  2 500 orignaux,
  en plus des autres espèces capturées.

· Elles ont un chiffre d'affaires annuel de 14 millions de dollars.

· C'est une « industrie » qui crée 500 emplois directs.


 

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